Détail insignifiant perdu au cœur de l’immense salle du trône, le baron Haussmann, grand chambellan du roi, terminait son rapport quotidien à sa majesté. Les nouvelles étaient globalement mauvaises, et cela faisait déjà un moment que cela durait. Le chambellan savait pertinemment que le roi s’emporterait et redoutait plus que tout sa fureur, mais ces derniers temps, les problèmes s’accumulant, il semblait impossible de s’y soustraire. Le baron ne perdait pourtant pas espoir, priant les dieux de s’en sortir, allant parfois même jusqu'à espérer se noyer dans les motifs extravagants du tapis.
- Son territoire s’étend de jour en jour ! s’emporta le roi. Il faut impérativement surveiller ça. Je ne voudrais pas qu’on oublie qu’il n’y a qu’un roi à Paris !
- Bien Majesté, mais Dame Poulain est très populaire, il ne faudrait pas s’aliéner le peuple.
- Le peuple fera ce que lui dicte son roi !
- Bien majesté…
- Autres choses ?!
Assis sur son trône, le masque de fer dominait la vaste salle de réception de tout son être. Pas vraiment luxueuse, la pièce, plutôt sobre, faisait montre d’une forme d’austérité chic en parfaite adéquation avec son propriétaire.
Tendu comme un arc, fauve prêt à bondir, il dégageait une aura de puissance considérable. Vêtu de façon simple : un pourpoint et des chausses à crevées, sans broderies ni ornements, mais de matières nobles et à la coupe remarquable, le roi lui-même était l’incarnation d’une froide fonctionnalité : un engrenage terrifiant et étrangement envoûtant. Son masque de cérémonie, prison de métal, orné de cornes et paré d’affreux traits bestiaux, achevait de lui ôter toute forme d’humanité. Automate démoniaque au sommet de sa boîte à musique, il écoutait attentivement le rapport de son chambellan, absorbant et traitant chaque information aussi efficacement que le dernier des ordinateurs, prêt à y réagir dans l’instant. À chacune de ses réactions, le grondement sourd de sa voix inondait la pièce d’un écho métallique se répercutant sur les murs et résonant dans les étages supérieurs.
Son rapport terminé le chambellan se tut, opéra un retrait subtil et presque imperceptible, et observa soigneusement son seigneur. Un silence de plomb régnait sur la salle. Nul n’aurait osé parler en cet instant, les silences du roi pouvant être prémices à des colères à faire trembler tout l’Agartha.
Le silence fut finalement rompu par le fracas de la porte s’ouvrant violemment. Reprenant avec peine son souffle, un lancier s’effondra sur le sol, terrifié.
- Un errant !! Un errant, majesté ! Il force nos défenses, la garde tente de le retenir mais peine !
Dans un silence absolu, si total qu’il en était terrifiant, la porte perdit progressivement toute couleur, comme aspirée vers un ailleurs probablement horrible, avant de perdre également toute substance et de s’effriter en feuilles mortes virevoltantes autour d’une silhouette émergente.
Un instant, et la porte n’était plus que vide. Un vide indécent et effroyable, la promesse d’un néant sans compromis. L’errant avança, sa silhouette était floue, fugace, grise, incolore, et jouait de la limite de notre champ de perceptions avec l’aisance et le naturel d’un danseur de ballet. Ses mouvements, spasmes désordonnés incompréhensibles, franchissaient peu à peu l’espace le séparant du roi, corrompant tout sur leur passage.
Masque de fer resta immobile, fixant, inébranlable, le sillage de destruction qui s’étendait à ses pieds, ainsi que la chose irréelle nichée en son sein. Le chambellan s’était précipité au cotés du roi, pour y quérir inconsciemment une protection, tremblant, il balbutia quelques mots :
- Majesté, il faut fuir !
Un éclair d’acier traversa le regard du roi. Inflexible, son masque révélait mieux que jamais l’expression de son visage.
- Prenez la porte de derrière ! Prévenez mes mousquetaires ! Je les attends! Il ne sera pas dit qu’on m’aura vu un jour fuir mon trône !
Sans prendre le temps de faire semblant d’hésiter, le baron Haussmann se rua vers la sortie arrière dans un enchaînement de mouvements improbables, véritable affront aux lois de Newton, manquant de tomber au sol à tout instant. À peine fut-il sortie, qu’à l’autre bout de la salle, à la suite du monstre, un groupe de lancier jaillit du couloir en hurlant.
Tandis que le capitaine du groupe, un gaillard qui avait survécu à la grande guerre et déjà affronté bien des horreurs restait un peu en retrait, donnant ses directives de quelques signe de mains, le reste des hommes fonça vers la créature pour la maîtriser.
- En formation, prenez bien garde à rester en dehors de sa zone d’hystérie !!
Pique en avant, les cinq lanciers se mirent à encercler l’envahisseur. Ils étaient terrifiés, les errants n’avaient longtemps été que des légendes, d’épouvantables histoires qui finissaient toujours mal, mais aujourd’hui ils étaient devenu une réalité avec laquelle ils devaient vivre au quotidien, et c’était loin d’être évident. L’un deux hurla, il voulut extérioriser sa peur de la mort pour essayer de l’exorciser, les autres l’imitèrent. Ils avaient environ la vingtaine, et n’avaient guère eu d’autres préoccupations que les filles jusqu’à aujourd’hui. Les pointes des cinq lances mordirent la chair de la créature. Les gardes s’accrochèrent fermement à leurs armes pour maintenir le monstre à distance.
- Gardez vos positions, on entame la deuxième phase ! Jean commence à le repousser !
- À vos ordres capitaines.
Ils répondirent en chœur, sans réfléchir, espérant juste en finir bientôt. Sans précipitation, conscient que la mort était au bout de sa pique, Jean, un beau gaillard de constitution robuste et un peu plus âgé que ses compagnons, avança vers l’errant, arme à la main, le forçant à ressortir de la salle. A ses cotés, tout aussi prudemment, ses collègues suivirent la manœuvre, empêchant tout débordement de la créature d’un côté ou de l’autre. Le roi surveillait l’opération, assis sur son trône, il savait à quel point tout cela était dangereux, le silence devint encore plus pesant dans la salle, la sueur perlait sur les fronts. Conscient de jouer avec le feu, les cinq soldats continuèrent pourtant leur manœuvre, unique possibilité de vaincre la bête sans pertes inutiles. Jean avait tout les muscles contractés, les mains crispées sur sa lance de toutes ses forces. Ces mains qui n’avaient encore jamais connu la douce chaleur d’une poitrine, donnaient maintenant tout ce qu’elles pouvaient, serrant à s’en arracher la peau, s’accrochant à la pique comme un naufragé à sa bouée. C’était une question de vie ou de mort, un seul faux-pas et jamais ses mains ne connaîtraient autre chose que la rugosité du bois de son arme. Ses yeux verts fixaient attentivement l’ennemi, détaillant ses moindres gestes dans l’espoir de les comprendre, de leur trouver un sens et de s’assurer que tout se passait comme prévu. Il se focalisa sur le moindre changement de la chose, le moindre indice laissant présager d’un avenir trouble. Mais rien ne lui venait, à peine réussissait-il à appréhender la forme illogique de la créature. Il s’agissait d’un humanoïde semblait-il, deux bras, deux jambes, une tête, mais tellement différent de ce qu’il connaissait pourtant. Cette simple considération, qui n’avait pourtant été longue que d’un dixième de seconde, suffit à tout faire basculer. Trop concentré sur l’intrus, Jean avait négligé son environnement et se prit les pieds dans le tapis, faisant légèrement dévier sa lance. D’un mouvement à peine perceptible du bras, l’errant écarta l’arme de Jean. Le contact de la créature avec le bois de la pique eut un effet immédiat. Le bois devint terne, comme sans vie et disparut progressivement. Pire, la dissipation gagnait le reste de la lance, se dirigeant comme mue d’une volonté propre, singulière et meurtrière, vers le pauvre Jean !
- Il a étendu sa zone d’hystérie ! Rompez la formation, reculez!!!!!!!!
Le capitaine se jeta en arrière en hurlant son ordre. Ses hommes avaient réagi à temps, sauvé par l‘instinct de survie. Tous, sauf Jean. Les yeux grands ouverts, béat, il fixait la créature devant lui. Celle-ci poursuivit son avancé sous le regard médusé du soldat. Comme vidé de toute substance, celui-ci s’écroula sur ses genoux, hurlant ce faisant, un cri à glacer le sang. Un hurlement de terreur pure. Un cri lancé par le corps, un chant du cygne, brûlant toutes ses dernières facultés avant de sombrer dans le néant. Le cri s’étouffa à mesure de l‘avancé de l’errant, ainsi que Jean, dégorgé de toute substance, comme aspiré par l’air environnant. Puis, comme si le soldat n’avait jamais existé, la chose continua son avancé, mécanique, comme un somnambule.
- Messire, hurla le capitaine en direction de son roi, je vous en prie, quittez la salle, cela devient trop dangereux, je ne peux plus garantir votre sécurité.
- Alors, c’est qu’il est temps que je vous relève de vos fonctions, car cette créature partira avant moi !
Inexorablement l’errant poursuivi son chemin, ternissant sur son passage l’épais tapis en laine bordeaux qui menait au trône, n’en laissant qu’un résidu graisseux grisâtre destiné à s’évaporer. Seuls quelques mètres séparaient désormais le roi de la chose, le capitaine se sentit blêmir, durant la grande guerre au moins il savait ce qu’il combattait, mais face aux errants il se sentait démuni, toujours obligé de recourir à la seule manœuvre qui avait fait ses preuves.
- On retente ! Albert, prend la place de Jean, on a plus le droit à l‘erreur maintenant.
La peur au ventre, le regard vide, songeant à tout ce qu’ils ne pourraient peut-être plus jamais faire, les quatre lanciers restants foncèrent sur la chose. L’erreur n’était plus possible, pas même imaginable.
La bête n’était plus qu’à dix pas du roi, lorsque Albert s’interposa. La lance bien calée, il tenta de repousser son adversaire, inconscient que les règles du jeu venaient de changer. Si la pointe de sa pique resta inaltérée, la hampe, elle, sans même le moindre contact, commença à se disperser.
- Par le dormeur, capitaine, ça ne marche plus !!! Ils arrivent à détruire les lances. J’veux pas mourir !!!
Une terreur pure et intense figea les traits du visage d’Albert. La bête poursuivait son avancé, elle n’était désormais plus qu’à sept pas du roi, toujours aussi fermement campé sur sa position. Albert s’effondra au sol, littéralement mort de peur, avant de s’évanouir, engloutit par le vide. Le roi resta imperturbable, sinistre et fière statue gothique. La bête n’était plus qu’à trois pas lorsque la détonation, assourdissante, se répercuta sur les murs de la gigantesque salle. Un éclair de feu, puis le silence. La balle traversa net la tête du monstre, stoppant son simulacre de troisième pas en plein vol. Quelques gouttes de sang vinrent s’écraser sur le masque du roi. Comme balayé par le vent, le flou environnant l’errant commença à se dissiper révélant les traits de son visage. Des traits enfantins distordus par la douleur et le plaisir. Le visage d’un garçon d’une vingtaine d’année, le regard vide fixant le néant qu’il n’allait pas tarder à rejoindre. Toujours immobile, Masque de fer fixait avec intensité son ennemi. Leurs regards se croisèrent avant que l’errant n’implose dans une absence totale de son, effaçant jusqu'à la moindre trace de son existence.
Dans l’encadrement de ce qui fut la porte de la salle du trône, d’Artagnan rengaina posément son colt dans sa ceinture. Quasi prostré derrière lui le chambellan observait la scène d’un œil à demi clôt par la peur.
- Toujours à l’heure commandant, affirma Masque de fer sans même regarder en direction de son interlocteur.
- Je n’ai aucun mérite Majesté, j’étais déjà en chemin lorsque votre chambellan m’a expliqué l’incident.
D’Artagnan pénétra dans la salle, suivit de prés par le baron Haussmann qui s’accrochait à lui comme un caneton à sa mère. Les lanciers saluèrent à leur passage, avant de quitter la salle.
- Bien! reprit le roi. Il faudra remplacer le capitaine de la garde, celui-ci n’est plus à la hauteur !
- Vous n’auriez pas dû m’attendre Majesté, c’était beaucoup trop risqué
- C’est vrai votre seigneurie, sans le commandant qui sait ce qui serait arrivé...
- Croyez-vous vraiment que j’avais besoin d’aide…
Tout en parlant, le roi reprit place sur son trône. Son masque encore maculé du sang de l’errant semblait prendre vie du contraste violent du rouge purpurin sur le métal noir.
- C’est le huitième ce mois-ci, constata D’Artagnan en se rapprochant du trône, ils n’avaient jamais était aussi nombreux à pénétrer sur nos terres, et encore moins dans la Bastille.
- Et comme je vous le disais tout à l’heure, les rapports ne font que très peu état de manifestation d’errants ailleurs que sur votre domaine.
- Qui plus est, ces aberrations semblent devenir plus puissantes. Qui sait si un jour elles ne résisteront pas également aux reliques saintes.
- Oui, tout cela devient fâcheux. Je ne puis tolérer qu’on me défie dans ma propre demeure. Les tuer n’arrange rien. Il faut régler le problème à sa source!
Des serviteurs entrèrent dans la salle, ils s’activèrent au mieux pour réparer les dégâts, mais certain, comme la porte, nécessiteraient de gros travaux. Le chambellan surveilla leur activité de loin, cela le réconfortait de voir les serviteurs s’agiter, la vie reprenait son cours. D’Artagnan quant à lui affichait un air plus morose, quelque chose le tracassait et il n’avait visiblement pas l’intention de le cacher lus longtemps.
- Majesté, j‘aimerais que vous reconsidériez votre présence à l’anniversaire du baron Lupin. La situation est devenue difficilement gérable au sein même de la forteresse, alors dans une réception comme celle-ci…
- Il est hors de question que je me terre pendant que Lupin se pavane devant mes sujets. Ce voleur de poule et sa bande d’éclopés ont suffisamment rogné sur mon autorité comme ça ! Je suis le roi que diable!!
- En ce cas majesté, en plus des mousquetaires et de moi-même je préconise également la présence d’un ost d’une dizaine d’hommes comme escorte.
- Vous et les mousquetaires m’accompagnerez, mais ce sera tout. Plus, serait signe de faiblesse et d’anxiété, et si nous ne voulons pas inquiéter notre peuple, nous voulons encore moins avoir l’air d’être affaiblie de quelques façons.
- Mais...
- Ce n’est pas négociable commandant! Maintenant veillez à solutionner le problème de ces horreurs. Parler à mes découvreurs, voyez ce qu’ils peuvent faire. Et, en attendant une vraie solution, tachez d’obtenir d’autres reliques.
Presque mécaniquement, comme mettant en œuvre des rouages secrets et bien huilés, la tête du roi se détourna de d’Artagnan puis, de sa voix de stentor, il tonna.
- Vidocq !!
Sortant d’un recoin inconnu de la pièce une forme massive s’avança devant le trône. Vêtu d’un frac ancien aux teintes sombres indéfinissables oscillant entre gris sombre et noir clair, l’homme entre deux ages, démarche chaloupée, regard félin, se planta devant le roi.
- Majesté, j’attendais vos ordres !
- J’exige de connaître la nature du problème ainsi que sa solution !
- Malheureusement mon roi, je serais en peine de vous donner la nature exacte du problème. Ses ramifications, même pour moi, restes encore obscure. J’ai toutefois de nombreux éléments en ma possession. Je sais ainsi que les attaques ne se concentrent pas sur votre domaine sans raison. Je sais surtout qu’une nouvelle drogue affectant l’Ordinaire est responsable de nos maux...
À peine Vidocq avait-il évoqué l’Ordinaire qu’il vit le poing de sa majesté se crisper sur l’accoudoir du trône. Prenant conscience de son erreur, il la rectifia au plus vite : En terre sainte majesté... mes excuses, les habitudes de réprouvés sont dur à perdre...
- Je respecte votre sacrifice Vidocq, d’autant qu’il le fut en mon nom, mais tachez de ne plus vous oublier devant de vrais croyants à l’avenir. La terre où repose le dormeur est tout sauf ordinaire, j’aurais grand peine à devoir vous sanctionner.
- Ça ne se reproduira plus majesté.
- Bien, parlez- moi donc de cette drogue !
- Il s’agit d’une substance aux effets dévastateurs à moyen terme. Malheureusement son prix plutôt faible la rend très attractive et les effets satisfont les amateurs de sensations fortes.
- Ne peut-on enrayer la distribution de cette abomination ?
- Je pense majesté, qu’il faudrait d’abords en savoir plus. J’ai localisé un des maillons de la chaîne et je m’apprête à la remonter. Je n’ai encore aucune preuve impliquant un Agartha, mais je ne serais pas étonné de voir derrière cette histoire la patte de Lupin ou d’un autre Tourmenté.
- Pourquoi ne suis-je pas étonné ?! Sont-il inconscient ces hérétiques pour risquer une nouvelle guerre sainte ?
- Laissez- moi trois jours, et je vous donnerais un nom. Vous pourrez envoyer les mousquetaires mettre un terme définitif à l’affaire.
- Trois jours, pas plus ! La patience est une vertu que j’ai perdu en revêtant ce masque.
- Je pars sur le champ monseigneur !
Vidocq disparut aussi silencieusement qu’il était apparu, laissant le roi seul avec son chambellan et son commandant.
- Majesté, est-ce bien raisonnable de confier l’entière responsabilité de cette affaire à un incroyant ?
- Comment oses-tu, s’interposa d’Artagnan visiblement furieux. Vidocq est aussi croyant que toi ou moi, il a juste accepté de se compromettre par amour pour le roi. Sans lui nous ne pourrions pas lutter contre tous les Tourmentés qui se glissent illégalement en terre sainte. Il se sacrifie pour notre foi, tu ne devrais avoir que du respect pour cet homme.
- Mon commandant a raison Chambellan, nous avons besoin d’homme de la trempe de Vidocq, et je lui fais confiance.
- Nous ne mènerons aucune enquête en Agartha ?
- Pas pour le moment, nous ne saurions par où commencer. Mais envoyez quelqu’un parler à la Dame Blanche. Les errants sont censé être de son domaine, voyez comment elle justifie ce qui nous arrive.
- Peut-être devrions-nous plus tôt surveiller Dame Poulain, s’interposa D’Artagnan. Mes sources affirment qu’elle est en passe de devenir aussi populaire qu’Esmeralda à l‘époque où nous nous en sommes occupé, et peut-être y a-t-il une raison pour laquelle son territoire s’étend…
Masque de fer resta silencieux songeant aux suppositions de son commandant. La guerre sainte était loin derrière eux maintenant, ils l’avaient remportée en faisant disparaître Esmeralda la meneuse non avouée de ses opposants.Et pourtant, il savait pertinemment qu’il ne pouvait pas entièrement se fier aux Tourmentés, mais devait-il pour autant vraiment s’attendre à un complot pour le destituer ? Et ses ennemis ? Prendraient-ils le risque de livrer l’Agartha aux Errants à seules fins de bouleverser l’ordre établi ? S’il n’en montra aucun signe, Masque de fer entrevoyait déjà un avenir sombre pour son royaume.
